Au secours! Mon bébé est inconsolable le soir…

Tout se passe à merveille avec votre petit bout, mais tout d’un coup, en fin de journée, c’est la catastrophe ! Bébé réclame le sein en permanence, pleure, tète, se retire du sein, revient au sein, hurle… et cela, pendant parfois plusieurs heures ! A ce moment, vous avez l’impression de tout faire de travers, de ne pas comprendre votre bébé, de ne pas pouvoir répondre à ses besoins, de ne plus avoir assez de lait… Ohlala, par votre faute il a faim, vous en venez à douter de vous, de votre capacité à être une bonne mère, vous vous mettez à pleurer en même temps que bébé ! Hé oui, je suis passée par là…baby-2387661_960_720

C’est un moment qui peut énormément jouer sur notre confiance en nous et en notre capacité à nourrir notre enfant (surtout si derrière, le chéri, la grand-mère, etc. vous disent « tu vois, tu n’as plus de lait ! Il a faim ce petit ! »).

STOOOP…

On se pose, on souffle un coup, on respire profondément ! Ben oui ! Parce que ce phénomène est NORMAL ! Cela porte d’ailleurs le nom de tétées groupées et pleurs de décharge. Ne remettez pas en cause votre capacité à allaiter, ou votre capacité à être maman. Si le reste du temps, vous avez un bébé joyeux, et qu’il n’est pas en souffrance physique au moment des pleurs, il ne s’agit « que » de ça…

Mais pourquoi ces phénomènes ont-ils lieu ?

Pour expliquer les tétées groupées, l’explication la plus connue dit qu’en fin de journée, la production de lait chez la maman a tendance à baisser. Or, des études* tendent à prouver que ce n’est pas tout à fait exact. En effet, la production de lait ne varie pas en quantité, mais en qualité. Le soir, le lait devient plus gras. De ce fait, il s’écoule plus lentement que le matin. C’est ce ralentissement dans le débit qui peut frustrer certains bébés.

Concernant les pleurs de décharge, il s’agit plutôt de décharger les émotions vécues dans la journée par le bébé. De nouvelles acquisitions, de nouvelles émotions, et bébé évacue le trop plein avant de dormir. Mais d’autres études** réalisées dans des sociétés traditionnelles en Afrique notamment, ont mis en avant le fait que ces bébés n’avaient pas de périodes difficiles en fin de journée, comme c’est le cas dans nos sociétés modernes. Dans les sociétés traditionnelles, bébé est porté en permanence par sa maman qui ne le quitte jamais. Ce moment difficile de fin de journée pourraient donc également exprimer un besoin d’être porté, bercé, en contact étroit avec son parent.

Aussi, si on se penche sur les rythmes du sommeil d’un bébé, on réalise que ce qui précède l’endormissement est une phase typique de veille agitée, propice à ces fameux pleurs du soir.

Alors que faut-il faire ?

(Non, on ne laisse pas pleurer bébé, j’en parlerai dans un prochain article…)

S’armer de patience et mettre bébé au sein, le laisser téter aussi longtemps et aussi souvent qu’il le souhaite. Installez-vous confortablement. Demandez de l’aide à votre conjoint pour vous apporter quelque chose à grignoter ou à boire si vous en avez besoin. Pourquoi ne pas se prévoir un livre ? Ou bien juste profiter du moment avec bébé.

Ne faites pas l’erreur, à ce moment, de vous dire que vous manquez de lait et de complémenter par un biberon de lait artificiel. De toute façon, vous remarquerez que ces tétées groupées peuvent arriver également quand bébé est complémenté, bien que le lait artificiel, étant plus difficile à digérer, fatigue plus vite bébé, mais ça c’est encore une autre histoire…

Entre les tétées, mettez bébé en écharpe et vaquez à vos occupations. Il sera bercé par vos pas, entendra votre cœur, votre respiration, votre voix, sentira votre odeur…

Pourquoi ne pas laisser papa prendre la relève quand cela devient un peu trop lourd pour vous ? Et en profiter pour prendre une douche ou sortir prendre un peu l’air ? Avec H. lorsque nous avons vécu ces moments, il nous est arrivé de nous relayer toutes les 15 minutes. J’allaitais, bébé pleurait, papa le prenait, je sortais prendre l’air sur la terrasse, loin des pleurs, et revenais remontée à bloc pour le prochain round !

Chantez-lui sa berceuse préférée, et n’hésitez pas à verbaliser « j’entends bien que tu as eu une longue journée. Tu m’as manqué aussi. Je suis là maintenant, tu peux dormir tranquille ». Ca peut paraitre bête (surtout quand bébé hurle et que vous lui dites ça d’une toute petite voix douce), mais verbaliser est important pour bébé, et vous remarquerez qu’au fil du temps ça aura un effet. Bébé se sentira entendu.

Et puis à un moment, calme plat… Votre bébé sera parti dans les bras de Morphée, parfois en une fraction de seconde !

Il peut être intéressant d’essayer d’anticiper ces moments et mettre en place un rituel du soir (j’en parlerai dans un prochain article).

Au fil des jours, vous remarquerez que ces moments difficiles diminueront (à noter que rien n’est jamais vraiment acquis chez les tous jeunes enfants). Votre bébé aura compris que vous êtes là…

Et pendant tous ces moments compliqués, gardez bien une chose en tête les super mums : vous êtes la meilleure maman qu’il existe sur cette Terre pour votre enfant !

 

 

* Etudes menées par le Docteur Hartmann

** Etudes menées par le Docteur Dettwyler

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