Top 5 de mes frayeurs d’allaitement

Parce qu’on dit souvent que c’est le cordonnier le plus mal chaussé, même si je suis conseillère en allaitement, il m’est arrivé de faire les choses de travers avec mon schtroumpf, et d’avoir de belles frayeurs pour la poursuite de mon allaitement !

Voici les pires…

  1. Une montée de lait qui tarde…

Pour ma défense, à la naissance du schtroumpf, je n’étais pas encore formée ! Et j’ai été très mal informée à la maternité. Heureusement que H. était là et que je me suis renseignée par moi-même et que j’ai donc pu corriger le tir… Pourquoi ?

Dans l’heure qui a suivi l’accouchement, j’ai fait un long peau à peau avec mon schtroumpf, et une première tétée qui s’est passée à merveille. Cette première après-midi avec lui et cette première nuit se sont plutôt bien passées, je faisais les choses à l’instinct. Le lendemain, j’ai eu plusieurs conseils de personnes différentes (des puéricultrices, sages-femmes, pédiatres, kinés). Tous se contredisaient. Il fallait allaiter toutes les 3 heures, ne pas le laisser s’endormir au sein, ne pas me mettre dans cette position, lui faire faire son rot, allaiter à la demande, le laisser dormir au sein pour le rassurer, allaiter comme je le voulais, ne pas lui faire faire de rot, etc. Bref, je me suis retrouvée complètement perdue. Avec un bébé en pleurs. Inconsolable. La puéricultrice m’a dit qu’il avait faim. On l’a complémenté (à la baby cup, seulement quelques millilitres, mais quand même). Il s’est apaisé. Du coup dès qu’il pleurait, je demandais de le complémenter car je ne devais pas avoir assez de lait.

Rentrés chez nous à J3, toujours pas de montée de lait en vue. Je n’ai plus de complément sous la main. Je décide donc, avec les encouragements de mon chéri, de donner le sein dès que bébé pleure. Après tout, dès que je presse mon sein, du colostrum sort, même après la tétée, donc je dois quand même avoir de quoi le nourrir.

Finalement, le soir du J4, la montée de lait se prépare, et à J5 j’ai les seins prêts à exploser tellement la montée de lait est forte !

Comme je le disais dans cet article, rien de tel que de s’écouter, d’écouter son instinct de maman… Si je ne l’avais finalement pas fait (grâce à H.), notre histoire serait probablement tout à fait différente !

  • Astuces pour stimuler la montée de lait : faire du peau à peau, allaiter à la demande et aux premiers signes d’éveil, se reposer avec bébé, être collée serrée à bébé le plus possible !

  1. Mon premier « pic de croissance »

Tout se passait bien, et puis un jour, POUF ! Le schtroumpf s’énerve au sein, pleure non-stop, j’ai les seins complètement vides, et le schtroumpf qui réclame encore et encore. Mais au secours ! Je n’ai plus de lait ! Et lui qui pleure et ne dort pas, comment je vais faire ? Bienvenue dans le premier pic de croissance que j’ai vécu à 3 semaines ! De nouveau, personne ne m’avait informée de cette étape que vivent pratiquement tous les bébés (même ceux qui ne sont pas allaités !). C’est grâce à une animatrice de la Lèche League que j’ai compris ce qu’il se passait, que j’ai tenu bon durant ces quelques jours super intenses, et que j’ai été ravie de retrouver un rythme plus calme après… pour recommencer de plus belles à 6 semaines, 9 semaines, 3 mois, 6 mois, 9 mois… hééééé oui ! Mais quand on sait, on relativise !

  • Astuces pour les pics de croissance : c’est ici !

  1. Allergique à mon lait ?!

Depuis ses 7 semaines, mon schtroumpf souffrait d’un RGO interne assez sévère. Nous avions pris un rythme de croisière entre les tétées, le traitement, la verticalisation, etc. J’avais repris le travail aux 11 semaines, et grâce aux supers puéricultrices de la crèche de mon schtroumpf, l’allaitement se passait bien, même durant notre séparation. Bref, tout roulait.

Et puis un jour, comme j’en parle ici, il s’est mis à vomir toutes les tétées. En recoupant les symptômes qu’il avait, j’avais lu sur des forums que bébé pouvait être allergique à mon lait. Et lorsqu’aux urgences, on a émis cette hypothèse également, j’avoue avoir beaucoup douté. Mon bébé serait allergique à mon lait. Je le fais souffrir en l’allaitant. Et là le monde s’écroule parce que comme toute maman, je ne veux que le meilleur pour mon fils. Alors si mon lait n’est pas bon…

Et puis je me suis quand même posé cette question : « comment le lait d’une vache pourrait être meilleur pour un bébé humain que du lait humain ? ». Et donc, j’ai investigué : sur internet, dans mes livres, dans mes cours d’allaitement. Et là ! Une hypothèse bien plus logique m’est apparue : et s’il était en fait allergique à quelque chose que je consommais et qui passait dans mon lait ?

BINGO ! J’ai entamé une éviction de PLV et tout est rapidement rentré dans l’ordre. Ouf !

  • Petite astuce : dites-vous que quoi qu’il arrive, votre lait sera TOUJOURS le meilleur pour votre bébé : en cas de RGO, en cas d’APLV, si il est malade, si vous êtes malade. C’est votre lait qui lui convient le mieux, n’en doutez jamais !

  1. Je n’ai plus de lait…

Je vous en avais parlé ici, en février 2019, je suis partie 6 jours loin de mon schtroumpf qui avait alors 7 mois. J’ai vécu là ma première baisse de lactation. Heureusement, tout était rapidement rentré dans l’ordre.

Ma deuxième baisse de lactation a été bien plus sournoise. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite. En fait, mon schtroumpf est un très très bon mangeur. A ce moment, il dormait aussi très bien la nuit. Et nous étions séparés la journée, moi au boulot, lui à la crèche. Du coup, à 10 mois, vu ce qu’il mangeait aux repas, j’ai arrêté de tirer mon lait et il n’a plus tété en journée. On se limitait à une tétée le matin et une tétée le soir. La nuit, rien vu qu’il dormait. Les tétées matin et soir était de plus en plus courtes, et il finissait par tétouiller plus qu’autre chose. Mais je n’y ai pas prêté attention. Jusqu’au jour où je ne sais plus pour quelle raison, il a réclamé le sein +++. Et il s’est mis à s’énerver à chaque fois qu’il était au sein. Je ne comprenais pas trop. Et puis j’ai voulu tirer mon lait, et là surprise : rien. Nada. Zéro millilitre. Je l’ai remis au sein, et il s’énervait encore. Ce jour-là, je ne lui ai pas donné d’eau au soir, et je lui ai proposé le sein toute la soirée et toute la nuit. Au matin, verdict : la couche n’était pas mouillée. Au secours, je n’ai plus de lait !

Par chance, c’est arrivé juste avant notre départ en vacances au Canada, et là, comment dire… Il n’a fait QUE téter de notre séjour. Le fait qu’il se soit à nouveau transformé en Serial Téteur a permis à ma production de se relancer de plus belles. Pour tout vous dire j’avais même de nouveau des fuites de lait comme au début, notamment s’il espaçait trop durant la nuit !

Notre allaitement était sauvé ! Nouveau Ouf !

  • Astuces : lors de la diversification, allaitez toujours avant les repas. Jusque l’âge de 2ans, la diversification est de la découverte alimentaire. Ce ne sont pas les légumes qui vont le faire grossir et se développer, mais bien les calories qu’il prend dans votre lait.

  1. Stagnation de la courbe de poids… Pourquoi ??

Il y a un moment j’avais parlé de cette épée de Damoclès au-dessus de la tête de toute jeune maman concernant la courbe de poids de son bébé. En général, les pédiatres sont très alarmistes les premières semaines/mois.

Mais quand ça arrive à 1an, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre ma pédiatre me dire « c’est normal, lorsqu’un allaitement est plus long que la normale ( ??!!), le lait ne suffit plus ! Il faudrait penser à donner du vrai lait à votre bébé. »

Voilà voilà. Ma frayeur pour le coup, ça a été les paroles de la pédiatre. Je savais pour ma part que la stagnation de poids de mon schtroumpf venait probablement de deux choses : la baisse de lactation que j’avais eue (voir point 4), et le fait qu’il a vraiment mis en route son développement moteur, on ne l’arrête plus depuis ses 10 mois ! L’un dans l’autre, ça nous fait une légère stagnation (il prend du poids, mais légèrement). Pour ma part je ne suis pas inquiète, j’ai revu ma manière d’allaiter mon schtroumpf au niveau du rythme, et je sais que ça va repartir à la hausse. Mais dans le cas d’une maman qui n’est pas ou peu informée, ce genre de parole peut arrêter net un allaitement qui était pourtant parti pour durer.

Il y a encore du chemin à faire pour que les professionnels de santé arrêtent de raconter tellement de bêtises au sujet de l’allaitement…

Et voilà, ceci conclut mon top 5 de mes frayeurs d’allaitement. Heureusement, étant relativement bien informée et soutenue par mon chéri, ces petits couacs n’ont pas eu raison de l’allaitement, et nous venons de fêter nos 14 mois !

Bientôt un article sur notre « allaitement long » !

2 commentaires sur “Top 5 de mes frayeurs d’allaitement

  1. Merci pour cet article très intéressant sur ton histoire. Je rencontre quelques difficultés en ce moment, je pense évidemment à ce fameux pic de croissance. Mon petit chou à 2 mois et bientôt 3 semaines. Il est très énervé au sein (quand je presse j’ai le sentiment d’avoir plein de lait). Les tétées nocturnes qui se passaient à merveille eh bien ce n’est plus vraiment le cas en ce moment et chaque tétée se termine en crises de larmes… on arrive à lui faire passer ce gros chagrin mais difficile de savoir s’il est repu ou pas… il a fallut que je lui donne quelques compléments de lait artificiel car il a une courbe de poids très faible… donc je culpabilise d’avoir un bébé qui semble affamé mais quand j’ai vu qu’il s’énervait de la même façon sur le bib et qu’il ne mangeait pas grand chose dessus, je me suis dit qu’il y avait autre chose. Si tu as des conseils, je suis preneuse !! L’arrêt de l’allaitement est un vrai crève coeur pour moi et j’aimerai pouvoir lui donner le meilleur le plus longtemps possible !

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    1. Bonjour Nina, merci pour ton commentaire et désolée du délai de réponse!
      Tu peux me contacter sur info@wellnaissance.be et nous discuterons en détail de tout ça si tu le souhaites 🙂

      La courbe de poids très faible, bébé énervé au sein ou au biberon, ça peut faire penser à des freins restrictifs aussi. Je te conseillerais d’arrêter le biberon et de lire mon article sur la confusion sein/tétine 🙂 Si tu veux complémenter en attendant de savoir ce qu’il en est, il faut impérativement préserver la succion de ton bébé avec un autre contenant. De ton côté il faut que tu tires ton lait quand bébé reçoit un complément pour maintenir une stimulation suffisante. Sans voir si négatif, dis-toi aussi que le pic de croissance des 3 mois est souvent le pire pour les mamans. Le secret : sein à fond, sans complémenter. Ca va servir et réadapter ta production aux nouveaux besoins de bébé justement 🙂

      N’hésite pas à m’écrire et on verra pour aller plus loin et/ou te référer quelqu’un qui pourra t’aider! Courage

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